La marque ,premier actif immatériel de l’entreprise?

Un colloque passionnant s’est tenu aujourd’hui sous l’égide du GPS (Groupement des Professions de Services,émanation du Medef) et l’AACC (Association des Agences Conseils en Communication).

Dès l’introduction menée par Nicolas Bordas , président de l’AACC, avec l’objectif de « rendre visible l’invisible », le ton est donné. Au cours de la matinée seront rendus les travaux de la » Commission Innovation et Immatériel  » du GPS dont Marie-Ange Andrieux assure le fil rouge au travers des 35 propositions de la Commission et la marque est au centre des débats comme synthèse et levier de valeur immatérielle par excellence.

Avec Jean-Paul Belbéze, directeur des études économiques du Crédit Agricole , le sujet est planté : « Il y a une méconnaissance totale de l’immatériel en entreprise; qu’est-ce que c’est? C’est une organisation,  sa façon de vivre, d’exister en tant qu’entreprise… c’est une dynamique d’hommes et de femmes.

La comptabilité nous a joué un tour avec une conception de valeur qui s’appuie sur des données stables. ».Cette incompréhension est la première assertion de JP Belbeze. La 2ème est qu' »il faut cesser la guerre entre matériel et immatériel » puisque chacun est complémentaire. La 3ème est qu’il faut comprendre la « logique de la dynamique ».

La dynamique des rendements croissants est puissante mais avec des fragilités. Les marques subissent des ruptures de perception qu’il faut traiter, ce qui suppose de bien connaitre les marques dans leur force et leur faiblesse ;La4eme recommandation est qu’il faut mener partout une politique d’image; la marque est la synthèse gagnante , avec y compris ses fragilités. Il faut donc développer cette culture de la marque , l’image du gain au travers d’une logique interne à l’entreprise et une professionnalisation du gain.

Enfin, 5ème certitude ,c’est que la marque c’est la sortie de crise , car c’est la valeur d’engagement qui fait le lien entre le passé, l’histoire de l’entreprise et son engagement pour l’avenir.

Pour Marie-Ange Andrieux ,en synthèse d’une intervention très passionnée , je retiendrais qu’il faut « organiser » la gestion de la marque pour que l’entreprise la conscientise et la fasse croître.

Comme pour la gestion de tout objectif , il faut une stratégie de marque , un système de management qui permette d’entrainer toute l’entreprise , une gouvernance pour garantir la cohérence , et en commençant dés le conseil d’administration ;il faut ensuite avoir des outils de mesure car »ce qui ne se mesure pas n’existe pas » dixit MA Andrieux avec son expérience d’expert comptable, et enfin communiquer pour « valoriser » et rendre visible ce qui ne se voit pas ».

Vient ensuite les interventions de « communiquants ».La 2eme table ronde s’oriente autour de la mission symbolique de la marque . Jacques Marceau PDG d’Aromates ,cabinet de Relations Publiques ,et président de Syntech RP ,nous donne à réfléchir sur la valeur des choses : »la valeur qu’on donne aux choses est liée à la relation qu’on entretient avec les hommes ou les choses ».La loyauté à une entreprise en garantit l’efficience.

Et de citer Henry Ford « Il y a 2 choses importantes qui ne sont pas inscrites au bilan d’une enteprise :sa réputation et les hommes ».Tout est dans la relation,la valeur est dans la relation,l’économie est relationnelle.

Et Laurent Habib ,DG de Havas France de renchérir « La marque est le révélateur des actifs »…elle n’est pas forcément liée à un achat direct ,elle assure la relation sur le moyen terme aussi et amortit les virages stratégiques.

C’est le trait d’union possible quand une entreprise change de business model comme cela a été le cas pour IBM par exemple. Séverine Legrix de la Salle ,directrice de la marque Orange vient témoigner de la force de la marque Orange ,qui ,50ème mondiale, est reconnue juste à son univers graphique dans le monde entier ,ce qui vaut une valorisation à 14Mds de dollars l’estimation de cabinets extérieurs , et rend un lancement parallèle au Kenya et en Autriche grâce à sa grande « strechtabilité »…

Pour analyser cette force symbolique de la marque ,une méthode est proposée au travers du BEV:Brand Extensive Value.Véronique Varlin, directrice des Etudes chez Euro Rscg , explique les territoires de marque et l’intérêt des diagnostics de valeur de la marque totale ,avec des exemples par univers de métiers, automobiles, opérateurs…

Au cours de cette matinée se sont dessinées des convictions mais aussi des pistes de solutions à suivre…

Innovation : « sortir des 30 Glorieuses »

« Depuis quelques années déjà et plus encore depuis l’entrée dans la crise,  une certaine façon de pratiquer l’innovation est remise en cause ». C’est ainsi que Michel Zarka, président de Oliver Wyman France, introduit la conférence sur « The Innovative Engine ».

Face à un monde incertain et complexe il faut rendre l’entreprise agile, c’est –à-dire  savoir gérer les surprises, penser dans un monde ouvert, intégrer la diversité et la complexité et  faire vivre en simultané les horizons et les acteurs.

L’innovation étant avant tout un état d’esprit,  le fondement de l’entreprise innovante  c’est  son modèle de management. « Penser sortir des « Trente Glorieuses », c’est  penser l’innovation en terme de système de management » et  pour illustrer cette possible transformation, 3 précurseurs sont venus illustrer leur retour d’expérience.

charal

Pour Charal, Jean Chavel  est venu expliquer  comment cette machine à innover peut s’appliquer au domaine de la viande. Comment Charal est devenu leader du bœuf en France (1Md d’euros CA, 230 000 tonnes de viande/an),  par une « innovation de rupture » :  par le pack qui cache la viande …association de technologie, un pack qui permet de conserver 23 jours  un steak découpé, et de marketing, l’illustration permet de renvoyer l’image d’un steak frais et savoureux.

Cette innovation a été soutenue par l’ensemble des 3000salariés et les 500 bouchers ont rendus possible ce challenge par un programme d’hygiène et de qualité témoignant ainsi de la nécessaire implication de l’ensemble de la chaine des acteurs.

seb

Pour SEB,  Pierre Mouterde, s’est employé à montrer comment SEB, qui a  l’innovation  dans son ADN, a su la faire évoluer tout en restant fidèle à ses fondamentaux. En effet depuis l’origine  les fondateurs des différentes marques du groupe sont des inventeurs, ingénieurs doués pour le marketing : SEB avec la « cocotte minute »,Rowenta le 1er « fer à vapeur », Tefal avec ses fameux revêtements …autant d’innovations qui  ont révolutionné le quotidien de la ménagère en créant de nouvelles catégories de produits et d’usages !

Et pourquoi changer quand l’entreprise va bien et surmonte malgré tout la crise ? « parce que les clients changent et qu’il faut continuer à renouveler l’offre nécessaire aux 250 nouveaux produits lancés chaque année soit 1/3 du portefeuille à renouveler ».

En 2009 a donc été lancé un projet visant d’une part à accroitre et rendre régulier le flux d’innovations de rupture, à moyens constants, et d’autre part à accroitre la vitesse de développement des offres et leur différenciation entre  les segments  haut-de-gamme et les pays émergents.

Pour ce faire ont été appliqués 3 grands principes : formaliser et renforcer l’intimité des équipes marketing/design avec les équipes techniques, tout au long du processus d’innovation, amplifier l’exploration et développer la différenciation par segments.

Parmi les initiatives qui illustrent concrètement ce programme, Pierre Mouterde cite la création de « plateaux », physiques, où équipes marketing et techniques travaillent ensemble … tout un arsenal de moyens de mise en relation sont créés : des Journées de l’innovation qui ont réuni pendant 3 jours l’ensemble des équipes marketing et techniques pour bien illustrer que chez SEB, l’entreprise agile est une réalité en reconnaissant que « l’innovation est dans la conversation ».

vodafone

Pour Vodafone, Michel Combes, présente le challenge que représente le passage à l’internet sur mobile  pour le leader mondial de la téléphonie mobile.

Bien que l’innovation soit dans le DNA de Vodafone, et que ce soit reconnu par tous les classements mondiaux tels le dernier Business Week qui le place en tête des opérateurs pour son innovation, un programme de transformation est en cours pour permettre de redéployer un système de management incitant à innover encore plus et surtout autrement.

Ce système se décline autour de 3 catégories :  l’innovation incrémentale pour continuer à nourrir le flux d’un nouveau service par jour pour le milliard de clients Vodafone dans le monde, l’innovation de rupture pour étendre le portefeuille de produits et services et l’innovation long terme pour les nouvelles technologies souvent en lien avec des starts up dans lesquelles des investissements créent des liens commerciaux.

Le venture capital est une démarche importante pour un opérateur ;il doit repérer les pousses dans le monde pour s’assurer un avantage concurrentiel. L’accent est mis depuis 18 mois sur la culture et les talents  pour accompagner la gouvernance de l’innovation qui a été redéfinie,  assurer l’équilibre entre les 3 catégories et créer un esprit multiculturel dans une entreprise drivée par des ingénieurs.

Afin d’alimenter au quotidien ce nouveau système  un intranet puissant a été développé qui permet aux milliers de salariés du monde entier d’être connectés entre eux.  Une belle illustration de la mise en place d’une « innovative engine » car « l’innovation n’est plus un  «  nice to  have » mais bien une nécessité pour assurer la survie d’un opérateur ».

"Notre avenir dépend d’eux" par Serge Blanchard

Serge Blanchard nous donne à réfléchir sur ces grands fleurons de l’industrie française qui portent aujourd’hui l’avenir de la France .Ils possédent la puissance nécessaire pour se mettre en prise sur la croissance du monde et transmettre cette croissance au port d’attache en irriguant tout le tissu économique.

La France a su construire un nombre impressionnant de ces groupes ,devenus des champions planétaires.Ils commencent dès la lettre A ,nous fait justement remarquer Serge Blanchard: Air France,Air Liquide ,Alstom,Areva…pour ne pas citer tout le CAC 40 même si les analyses trés judicieuses les concernent tous et tous passent au peigne fin dans les 230 pages de l’ouvrage. »

Arrêtons la série noire de ces groupes qui sombrent dans l’indiférence:Pechiney,Arcelor..A qui le tour? »,c’est ce constat et cette conviction qui en sont le point de départ .

Cet ouvrage est une exhortation à la croissance ,sous toutes ses formes, et à l’action : « Fonçons » , »Accélérons »…Ma ligne de conduite personnelle a toujours été  « pessimiste dans l’analyse et optimiste dans l’action ».

C’est ce que je retiens de cette analyse lucide et réaliste mais aussi de cette conviction que la France dispose de bien des atouts dans cette compétition mondiale ;la conclusion nous améne à une ouverture positive qui caractérise bien l’auteur : « Tout est possible ».

A lire absolument (éditions François Bourin éditeurs )non pas seulement parce que Serge Blanchard est un grand ami mais parce que sa formation ,son expérience d’entrepreneur et sa pratique de l’exploration des grands groupes en tant que consultant (aujourd’hui Associé d’Estin &co)vous donnerons une analyse stratégique aussi palpitante à lire qu’ un bon roman d’action.

L’Imagination Collective :créer et piloter des réseaux créatifs effica

C’est avec plaisir et conviction que j’ai accepté de contribuer à l’ouvrage de Brice Auckenthaler et Pierre d’Huy sur à la fois la créativité et les bienfaits de la créativité collective ,préfacé par Philippe Lemoine ,président de Laser.Alors directrice Rh et communication du Technocentre de France Télécom ,j’ai partagé avec Brice et Pierre ,pour leurs lecteurs ,ma vision de l’innovation .

« L’innovation doit être »ouverte », »open ».L’importance des revenus de demain est déterminée par sa capacité actuelle à investir dans la recherche .Peu importe le pays,l’entreprise qui néglige l’innovation en son sein,ou qui a du mal à intégrer des innovations venues d’un autre univers,ne pourra pas éviter la remise en questions.Ainsi certaines entreprises sont passées à coté d’innovations en rupture qui ont révolutionné tout un secteur.

C’est le cas par exemple de Polaroïd qui a manqué le passage à l’ére numérique et s’est retrouvé au bord de la faillite.L’émergence de nouveaux acteurs sur un marché bouscule la durée de vie des innovations.

imagination collective - creer et piloter des reseaux creatifs efficaces

Le cycle de vie des produits se raccourcit d’une part et les nouveaux entrants/partenaires sur le marché  bousculent le type d’innovations.De plus en plus ,celles-ci sont en rupture ,éloignées de notre coeur business.

D’une certaine façon,on peut dire que le terrain de jeu de l’innovation et ses régles ont évolué:Nous sommes entrés dans l’ère de la globalisation de l’innovation;hier l’innovation se partageait entre es grands laboratoires et les services R&D plus ou moins puissants des groupes industriels.

Aujourd’hui l’innovation est partout ,au sein bien sûr et encore de la R&D mais également dans la tête des collaborateurs,chez des partenaires externes,chez nos concurrents mais aussi sur internet…sur les blogs.

Pour aller au-delà selon les principes de responsabilité d’entreprise et afin d’ancrer l’innovation d’une dynamique de développement durable ,l’innovation ouverte s’adresse également aux parties prenantes de l’entreprise.

L’impératif est la communication en réseaux et la force de l’entreprise sera de trouver un moyen de raccourcir au maximum le circuit de l’innovation entre la recherche premiére et le produit final pour le consommateur.

En un mot l’objectif est de fluidifier la chaine de l’inovation.

L’innovation ne vaut que par des solutions qu’elle produit et l’audience qu’elle encontre et séduit.Un mot,ma définition de l’innovation : »c’est une idée qui rencontre le marché ».Le point important est de pouvoir sortir le bon produit au bon moment .

L’efficience d’une organisation en matière de d’innovation dépend donc de sa faculté à rapprocher les fonctions marketing et les fonctions du développement pour synchroniser les idées et attentes du marché.*

L’innovation dans les entreprises ,selon moi,doit être appréhendée comme une culture ,une de valeurs fondamentales de chaque groupe.

Chaque salarié doit se sentir investi « d’un devoir d’innovation ». Mais au delà de l’individu,l’entreprise doit adapter son organisation pour relever les nouveaux défis de l’innovation.

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Cap sur l’innovation 2010!

Bonne nouvelle pour l’innovation 2010 sera son année …aprés la récession la reprise se fera par le renouveau de l’offre!

Bernard Ramantsoa ,DG Hec Paris ,a une affirmation toute en nuance : « Nous ne sommes pas encore sortis d’affaire!Certes tout laisse à penser que la récession est derriére nous mais il serait toutefois prématuré d’envisager l’année 2010 avec optimisme béat » .

Et d’ajouter « comment ne pas se réjouir du formidable élan en faveur de la formation et de l’innovation ,terreau de la croissance ,consacré par l’annonce du grand emprunt ? »

Et en ce qui concerne les entreprises , »elles doivent aussi faire de l’innovation leur priorité .Alors que la part du secteur privé dans les dépenses de R&D atteint 60% aux Etats-Unis ,elle dépasse à peine 50% en France.

Espérons que le vent d’innovation redonnera le moral aux salariés!car en ce début d’année 2010 leur moral est en baisse selon le sondage réalisé par Viavoice pour HEC, »Réussir »,France Inter et France 24.L’indice a perdu 3 points en décembre à -33.Prés d’un cadre sur 2 s’attend à une dégradation du niveau de vie au cours des prochains mois et plus de 3 sur 4 pense que le chômage va augmenter.

Quant à l’indice de motivation des collaborateurs ,il a chuté de 9 points en 2 mois.

Interrogés sur ce qu’il faudrait améliorer en priorité en 2010 dans leur entreprise ,les cadres placent en tête la communication interne …avant les rémunérations! »

Mieux prendre en compte les valeurs humaines dans les entreprises a toujours été une aspiration des salariés mais elle a été amplifiée par la crise » assure François Miquet Marty ,auteur de l’étude.

Enfin dans un contexte économique encore flou et incertain,les cadres sont en demande de repères « Où va mon entreprise? » Voilà la grande question qu’ils se posent…et leurs aspirations vont vers ce qui apporterait un début de réponse,la communication interne ,et pour le coin de ciel bleu ,l’innovation…Donc pour 2010 Cap sur l’innovation!

Innovation écologique : les entreprises collaborent

A l’heure où le Sommet de Copenhague (http://www.wbcsd.org/includes/getTarget.asp?type=p&id=MTcwMw&doOpen=1&ClickMenu=LeftMenu ) s’achève  ,entre espoirs déçus et  convictions ravivées,l’innovation appliquée à l’écologie s’ouvre comme une piste prometteuse d’avenir.

« Nous voulons tous sauver la planète,et les problémes sont à une échelle plus vaste que celle d’une entreprise ,d’un secteur ou d’un pays » affirme le dr Sarah Slaughter,coordinatrice de la Sloan Sustainability Initiative au MIT.

Dans cet esprit plusieurs grandes entreprises se sont inspirées du mouvement des logiciels libres et expérimentent des forums consacrés au partage des innovations respectueuses de l’environnement.La premiére de ces tentatives ,la plateforme de brevets éco-responsables « Eco-Patents Commons » ,a été fondée en janvier 2008 par IBM,Nokia,Pitney Bowes et Sony en collaboration avec le World Business Council for Sustainable Development ,organisation de promotion du développement Durable(http://www.wbcsd.org/)

Le concept est simple :les sociétés apportent leurs brevets écologiques à la plateforme et n’importe qui peut les utiliser gratuitement.

« De nombreuses technologies environnementales brevetées ne sont pas stratégiques ,donc le partage maximise les avantages sociétaux ,sans pour autant sacrifier l’avantage concurrentiel « ,explique Wayne Balta VP en charge de l’environnement et de la sécurité des produits au sein d’IBM.Par exemple la société a versé au projet un insert d’emballage en carton recyclable,dont la création et le transport requiérent moins d’hydrocarbures que les équivalents en mousse habituellement utilisés..

D’autres exemples:Du pont a mis dans le pot commun une méthode pour mieux détecter la pollution dans le sol,l’air ou l’eau à l’aide d’un micro-organisme qui produit de la lumiére lorsqu’il est exposé à un polluant;Xerox a mis au point des procédés d’extraction des déchets toxiques des eaux souterraines contaminées et IBM une technique de nettoyage des plaquettes semi-conductrices qui utilise l’ozone et élimine les contaminants chimiques résultant d’autres processus.

En rassemblant ces brevets en un endroit facilement accessible -le site web du World Business Council-les participants espérent encourager leur adoption à grande échelle ,en particulier dans les pays en voie de développement.Depuis son lancement la plateforme est passée de 31 brevets à 100 et compte désormais 11 entreprises participantes.

Bien qu’il n’existe pas de mécanisme formel pour suivre les utilisateurs à la trace ceux-ci contactent parfois les entreprises participantes.Ainsi selon M Balta,Yale aurait appliqué une méthode d’IBM permettant de réduire l’usage de solvants dangereux dans ses recherches sur les calculateurs quantiques.Un début prometteur!la suite avec Creative Commons mon prochain billet!

Innovation publique:les collectivités se lancent aussi dans l’Innovation

Lors du  dernier petit-déjeuner du Club des Directeurs de l’Innovation Stéphane Vincent ,invité de Marc Giget ,est venu présenter comment son agence , »la 27 éme région »accompagne les collectivités dans leur volonté de préparer l’avenir et de changer de méthodes d’action.

Stéphane Vincent a expliqué qu’il a créé cette agence en partant du constat qu’il y a un vrai besoin de la part des Régions de renouveler leurs modes de propositions aux citoyens et il les aide à  répondre à leurs  2 objectifs : favoriser la production et l’échange d’idées innovantes entre les Régions et donner aux décideurs publics et aux citoyens des éléments de compréhension sur l’avenir des territoires à l’âge numérique et technologique.

-la veille pour permettre de connaitre les best practices y compris à l’étranger (les exemples de Londres ou de laScandinavie qui sont des précurseurs en la matiére..ainsides voyages de veille et d’observation conduisent les Elus en dehors des frontiéres pour ramener les meilleures idées de leurs homologues à l’étranger.

-des résidences ,ou »territoires en résidences » …un travail en bottom up avec les acteurs locaux pur définir des concepts nouveaux de lieux publics;hopitaux ,lycées,facs..Appliquée aux exemples concrets du Lycée Jean Moulin à revin au Campus universitaire de Champagne Ardenes ,à la Maison de Santé d’Auvergne …la co-création par imersion de concepteurs et designers dans le terreau social des lyceens et enseignats ,étudiants  ou professions de santé locaux prend tou son sens.

-du design prospectif pour aider les Régions à imaginer à quoi ressemblera leur teritoire dans les 20 années à venir.L’exemple de la Région Nord Pas de Calais est parfait sur la maniére à la fois de recueillir des idées et de populariser les scenarii d’avenir ..ansi un film « ma vie de Chti en 2038 » réalisé à partir d’un rapport fait avec 200 personnes est-il accessible sur le net à l’ensemble de la population sur You Tube

-des workshop sous forme de barcamp ,pour une crativité accrue et laissant libre cours au collaboratif et au bottom up

Par ailleurs des ouvrages vont être publiés sur le sujet notamment « Teritoires créatifs « en 2010 et toute information est accessible sur le site .

Une question tout de même…comment est assurée la pérennité de ces initiatives?pourquoi les Régions ne créeraient-elles des postes de « directeurs de l’Innovation publique » pour garantir la cohérence ert la pérennité de l’ensemble de ce type d’initiatives en Régions….la question est ouverte!

Les grands groupes misent toujours sur l’innovation conclusion du "Global Innovation 1000"

La crise n’a pas contraint les grands groupes à sacrifier la recherche. Selon l’étude« Global Innovation 1000 » réalisée par le cabinet de conseil en stratégie BOZ &Company   ,les1000 entreprises mondiales cotées dépensant le plus de recherche ont investi 532 Mds de dollars dans ce domaine en 2008 soit une augmentation de 5,7% pour une progression de 6,5% du chiffre d’affaires.Deux entreprises sur 3 ont augmenté leurs dépenses alors que 34% ont enregistré des pertes.

« Une réduction des efforts d’innovation serait comparable à un désarmement unilatéral en pleine guerre mondiale » a expliqué Barry Jaruzelski partner du cabinet..Au hit parade mondial 2008 de l’innovation le constructeur automobile japonais Toyota conserve la première place avec 9 milliards de dollars d’investissement et Sanofi-Aventis ,premier français du classement arrive au 10ème rang mondial.

Engagées dans une partie difficile les sociétés misent sur l’innovation pour préparer l’aprés-crise.Mais le ralentissement économique a provoqué des changements ,souligne le rapport,et les entreprises réduisent la recherche fondamentale tout en faisant porter leurs efforts sur les lancements de produits et l’innovation incrémentale.

Pour accéder à l’étude ,vous pouvez vous connecter sur http://www.booz.com/http

Connaissez-vous le métier de socio-esthéticienne?

L’idée de la dignité par la beauté….et avec leCODES (Cours d’esthétique à option humanitaire et sociale) de Tours , les esthéticiennes peuvent devenir socio-esthéticiennes c’est-à-dire  apprennent à appliquer crémes et vernis à des femmes fragiles,anorexiques ,SDF,incarcérées ou atteintes de cancer.

Marie-Claire de septembre consacre un magnifique reportage sur la socio-esthétique avec des portraits de femme qui voient leur quotidien de détresse embelli par un soin,leur sensation de vitalité revenue avec un massage,la paleur d’un visage malade rehaussé par un maquillage gai… »Avec Laurence ,je me revois comme j’étais avant.

L’époque où je me maquillais pour aller travailler.On oublie ces gestes ,vous savez. » Héléne ancienne informaticienne devenue sans emploi et SDF trouve un réconfort la force de lutter au travers de ces soins,ces ateliers détente, qui lui rappellent son passé et la raméne à une réalité plus douce.

Cette démarche fait surtout l’objet de mécénat…c’est le cas de L’Oréal qui par sa fondation s’implique dans le CODES et essaime des professionnelles diplomées pour prendre soin et embellir les malades en cancérologie,les ados de la maison de Solenn,les demandeurs d’emploi à Clichy,les femmes SDF à laMaison des femmes…

CEW ,Cosmetic Executive Women,une association de têtes et de coeur au service de la beauté

Le Cosmetic Executive Women France ,association professionnelle créée en 1986,compte aujourd’hui 300 femmes réunies par métier,la beauté,et regroupées par une même volonté tenace : démontrer que la beauté n’est pas futile mais aide à vivre mieux…et je suis heureuse d’avoir été invitée à la rejoindre en tant que membre.Car je suis en parfaite adéquation avec cette conception de la beauté.

La vocation premiére de CEW est de se pencher sur des thémes de réflexion visant à faire avancer la profession cosmétique ,mais également de faire vivre une oeuvre de coeur :les centres de beauté de CEW gratuits en milieu hospoitalier ,des centres d’esthétique où des esthéticiennes bénévoles viennent prendre soin de femmes malades et un travail unique en son genre « les ateliers olfactifs »…je leur consacrerai un prochain billet.

Imaginez -vous un programme d’une année au CEW?que du bonheur!..à signaler l’intervention de Christine Cayol sur « l’intelligence sensible« …intell_sensiblecette historienne de l’art philosophe a creusé les moyens d’utiliser l’Art ,pour voir le monde autrement et créer les conditions de l’innovation…c’est vrai de tous les métiers mais bien plus encore pour l’innovation en cosmétique.

A cette conférence phare viennent s’ajouter des ateliers ,des réunions de comissionet des conférences plus fermées sur des sujets professionnels tous en lien avec l’industrie de la cosmétique ,de la création à la distribution en passant par le développeent…

et une visite  du Musée Fragonard ,où je n’ai pu me rendre mais je pense me rattrapper prochainement car cet Hôtel particulier Napoléon III abrite un musée du parfum au décor inchangé et débordant de trésors ,alambics,flacons de parfum des siécles derniers;nécesaires de beauté pour le voyage …je vous raconterai la suite à la rentrée!

 musee_fragonard