Culture Innovation - entre Legacy et Digital

Culture Innovation : entre « legacy » et « digital » ! le DRH garant du passé et  de l’avenir

L’innovation génère ce paradoxe de créer de la valeur et d’en détruire dans le même temps (la fameuse « innovation destructrice » de Schumpeter). D’où la différence, entre  des start up qui ont tout à inventer « from scratch » (et donc rien à perdre !) et les entreprises pérennes qui ont à gérer ce dilemme : que garder pour prolonger la tradition – en terme de culture, d’organisation, de répartition des ressources… ?

Et que sacrifier pour faire émerger les idées nouvelles et leur permettre de se transformer en projets ? Quelle est la place du  DRH pour gérer ce dilemme ?

Quand l‘ innovation est une tradition !

Pour bon nombre d’entreprises françaises, l’innovation est inscrite dans leurs gênes …que ce soit au travers d’une saga scientifique ou pour maintenir un niveau d’excellence de service par de l’innovation d’amélioration continue.

L’évolution de l’innovation peut être  freinée par le poids de cette histoire…et ce d’autant plus quand elle est leader de son marché. Dans ce cas la tradition s’inscrit dans la continuité et la sécurité, tandis qu’innover sur des marchés nouveaux, avec de nouvelles méthodes pour de nouveaux produits, représente plutôt un risque.

L’arrivée du  Digital, une bonne occasion de booster sa culture innovation!

Tout en tenant compte des valeurs de chaque entreprise et de son  cœur de métier, l’innovation peut profiter du mouvement digital et développer (*) : l’ouverture pour « l’innovation ouverte » avec des partenaires ou le « crowdsourcing », la coopération interne par la multidisciplinarité en créant des ponts entre métiers, la participation en sollicitant le « bottom » mais aussi les clients. Et que peut aujourd’hui le fameux syndrome du NIH (Not Invented Here) face au foisonnement d’idées à portée d’un click sur la toile ?

Culture Innovation - entre Legacy et Digital

Faire des innovateurs les ambassadeurs de la culture d’innovation!

Si l’arrivée du digital est considérée comme une aubaine par une poignée d’« early adopters »,il faut l’étendre à tous les innovateurs. Elle passe par ces 4 piliers (*): opérations de sensibilisation, identification de profils de préférences, formation aux nouveaux outils et méthodes et coaching pour un nouveau « savoir-être » ouvert, transverse et coopérant.

Le DRH partenaire du directeur de l’innovation !

Pour mener cette transformation dans ses équipes le Directeur Innovation a besoin du soutien des RH. Identification des profils, vivier de talents, développement des compétences créatives…Si le Directeur Innovation repère dans l’entreprise et dans son écosystème certains profils et qu’il manage ses équipes d’innovateurs directes et indirectes, l’expertise de recrutement et de développement des compétences des équipes RH lui sera très précieuse.

Garant de la culture générale de l’entreprise, le DRH permettra aux équipes  d’avancer dans leur transformation de la culture innovation tout en s’appuyant sur un historique et des valeurs qui concernent l’ensemble des champs et fonctions de l’entreprise…

Voire au risque de leur laisser gérer des paradoxes comme concilier « sécurité » et innovation donc capacité à prendre des risques et bien entendu « gérer l’existant » et innovation donc capacité à anticiper demain…à leurs tour ce sont les innovateurs qui peuvent être de précieux partenaires pour le DRH notamment pour la  vision prospective  des métiers .

 (*) « L’innovation, la manager et développer la créativité » Sylvie Brémond Mookherjee ; version papier et e-book disponibles sur www.carnetsdecom.com

La culture d’innovation une affaire de connexions

La culture d’innovation une affaire de connexions

Face aux enjeux de transformation des entreprises, l’innovation devient cruciale pour permettre de réinventer de nouveaux modèles et la communication pour créer les conditions favorables à l’émergence d’une nouvelle culture.

C’est  le thème que je viens de consacrer à mon dernier ouvrage « Manager l’innovation et développer la créativité » (*).

Puisqu’ innover c’est savoir faire des « connexions intelligentes » (Christensen) la maîtrise de la communication devient essentielle dans le management de l’innovation. L’arrivée du Digital vient amplifier l’importance des relations en faisant  émerger de nouvelles façons d’innover comme « l’innovation collaborative » ou l’« innovation ouverte ».

Le DRH au cœur des transformations de l’entreprise, et par ailleurs souvent en charge de la communication interne,  devient l’homme orchestre de cette nouvelle donne relationnelle.

L’innovation: des contenus à communiquer qui font sens !

Dès lors que l’« innovation est une idée qui rencontre un marché », la communication, qu’elle soit corporate ou business, pourra intervenir tout au long du processus qui relie les  quatre  leviers de réussite de l’innovation.

Ceux-ci constituent ainsi le contenu de la « communication-innovation » :

  • la stratégie d’innovation  qui illustre la vision et l’intention stratégique de l’entreprise
  • les idées innovantes qui ont donné lieu à des succès commerciaux et deviennent des sujets de story telling
  • les projets d’anticipation ou de développement qui illustrent la capacité de l’entreprise à travailler en coopération et en co-développement
  • la culture innovation qui donne lieu à des événements qui permettent aux innovateurs de se rencontrer ou d’être récompensés.

La culture d’innovation une affaire de connexions

Cibles d’innovation et de communication: même combat systémique !

Parmi les caractéristiques qui rapprochent lnnovation et Communication, il y a le  fonctionnement en « système » complexe  avec un jeu d’acteurs multiples qui interagissent entre eux :

  • les cibles internes de l’entreprise, c’est-à-dire tous les salariés  potentiellement apporteurs d’idée, et les professionnels de l’innovation, innovateurs et tous ceux qui vont peser dans la décision concernant l’innovation
  • les cibles semi-internes à commencer par le conseil d’administration qui verra dans l’innovation un gage de pérennité de l’entreprise
  • et les cibles externes qui composent l’ensemble de l’écosystème, contributeur potentiels aux idées et partenariats d’open innovation et garants de l’image globale de l’entreprise.

Outils d’innovation: s’en servir pour mieux communiquer !

Les méthodes de créativité appliquées à l’innovation pour les produits et services peuvent parfaitement fonctionner pour la communication.

C’est d’ailleurs de la publicité que vient la méthode du brainstorming ,utilisé maintenant pour concevoir de nouveaux produits et services.

Basées sur l’intelligence collective et la mobilisation à la fois des ressources d’imagination et d’analyse, une technique comme la CPS (Creative Problem Solving) permet d’élaborer son plan de communication, de la stratégie à l’invention de nouveaux moyens à mettre en œuvre.

Le DRH,  facilitateur de connexions intelligentes !

Puisqu’ innover est une affaire de « connexions intelligentes » le DRH peut être un fort contributeur à la réussite de l’innovation : non tant à connecter les idées mais surtout à  connecter les hommes (« les bons ») qui seront capables de transformer en projet les idées et les amener jusqu’au client…

Par ailleurs, la confiance étant au cœur de tout système coopératif et ouvert le DRH a un vrai rôle à jouer en orchestrant la communication interne.

Et lorsque le management de l’innovation crée un climat de confiance avec tout l’écosystème de l’entreprise, interne et externe, il  s’inspire de l’art de bien communiquer !

Engagement et management de la performance autonome du Progrès

J’ai eu la chance d’assister à une soirée d’exception avec un  invité « rare et discret », Jean-Dominique Senard, le patron de Michelin qui été reçu par Jean-Paul Charlez, DRH du groupe ETAM nouvellement élu président de l’ANDRH (Association des Professionnels des RH au service le l’Innovation Sociale et de la Performance Economique).

Michelin_logo

Cette soirée était à placée sous l’égide du cercle « Miromesnil » présidé par Brigitte Dumont, Directrice de la RSE du groupe Orange.

Premier patron de Michelin extérieur à la famille Jean-Dominique Senard a repris les rênes de l‘entreprise avec « sa capacité de relations faciles avec tout le monde » soulignée par Jean-Paul Charlez .

Son arrivée a permis à ce groupe fort de traditions de  126 ans de maintenir et développer ses 20Mds de Chiffre d’affaire et son rayonnement dans le monde jusqu’aux 170 millions de voitures équipées; ces résultats sont la conséquence d’une vision de progrès pour Michelin «  de permettre la mobilité durable en France et à un niveau mondial ».

Engagement management performance autonome

Autour du sujet de l’« engagement et management de la performance autonome du progrès », les 2 thèmes évoqués étaient ceux du « dialogue social » et de la « responsabilisation ».

Le premier thème a été surtout orienté autour de la nécessaire « cohésion sociale » pour faire avancer l’entreprise vers une « communauté de destins »  autour des salariés mais élargi également aux « parties prenantes »; et de rappeler que Michelin est précurseur dans sa démarche de construction d’un dialogue social au niveau européen.

Quant à la responsabilisation ou « empowerment » c’est un thème majeur du développement de l’entreprise : en libérer la parole et les énergies des salariés pour permettre un management autonome du progrès.

Pour cela les décisions sont ramenées à des « ilots de production »  avec forte délégation et la hiérarchie devient tuteur et coach des managés. A cela s’ajoute un vrai effort de formation pour tous puisque ce sont près de 7% de la masse salariale qui lui sont consacrées et une organisation qui favorise le binôme RH/Opération.

Un magnifique exemple d’entreprise « libérée »… qui a des résultats financiers et une des meilleures image du CAC 40 et en terme de rayonnement de l’excellence à la française au niveau mondial..

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La créativité : la développer pour innover et s’adapter

« L’imagination est plus importante que la connaissance », c’est par cette citation d’Einstein que Marc Giget a ouvert la séance du Mardi de l’Innovation du 3 février consacré « aux sources de l’imaginaire et du génie créatif ».

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Que ce soit à titre de développement personnel ou dans la perspective d’efficacité d’innovation, la créativité, associée à l’imagination et à la création d’idée est également une puissante manière de s’adapter à l’environnement qui change. Avant de passer la parole à l’invité du jour, Todd Lubart, expert en psychologie de la créativité, professeur au LATI ( Laboratoire de Paris Descartes ) et auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, qui traitera du « génie créatif », Marc Giget a dressé un panorama des best practices des entreprises leaders en matière d’innovation.

J’ai retenu de l’analyse des sources d’idées considérées comme ayant provoqué le fameux « flash créatif » (date identifié de l’apparition de l’idée) ces 9 sources :

  1. les rencontres 80% des interviews ont déclaré avoir eu une idée déterminante par la « rencontre » et « l’échange » avec quelqu’un qui avait une part de cette idée ou une solution qui a pu créer l’émergence d’une solution nouvelle
  2. les voyages, les visites, qui boostent la « pensée latérale »
  3.  l’observation qui inspire des analogies, par exemple Darwin a élaboré la « Théorie de l’évolution des Espèces » au travers de son prisme de botaniste en l’appliquant au monde animal
  4.  les rêves, source d’imagination libre et d’expression de désir
  5.  l’empathie, pour la souffrance par exemple qui améne découvrir des solutions médicales
  6.  les accidents de la vie, les erreurs
  7.  les catastrophes et évènements qui provoquent l’innovation réglementaire ou des innovations sécuritaires
  8.  les passions humaines (vengeance, amour, passions positives et négatives…)
  9.  recherche et découvertes, en dernier lieu !

La place de l’expérience, du vécu, réel ou désiré, et de l’échange est donc central dans l’émergence des idées… C’est le fameux « Lebenswelt » allemand qui inspire la finalité de l’innovation des entreprises qui ont l’innovation dans leur vision : « committed to better energy » (Total)

Todd Lubart a axé son point de vue sur « la créativité, graine de génie » autour des 4 axes de génération d’idées: la personne, le produit, le processus et l’environnement. Chacune de ses assertions sur ces sujets étaient étayées d’études réalisées par le LATI et qui seront prochainement publiées.

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En ce qui concerne « la personne créative » je signalerais parmi ces études celle qui met en évidence que « trop de connaissance peut gêner la créativité » au travers une étude identifiant le cursus scolaire/fonctions des répondants préalables identifiés comme C+ (créateurs très inventifs)et C- (créateurs moins inventifs)… Et qui vient conforter que trop d’expertise limite la pensée latérale « si on est trop expert on est encombré par la connaissance »…

Fort heureusement le potentiel créatif de chacun peut être développé ! Celui des C+ pour un rendement de créativité maximal et celui des C-pour imaginer des solutions en appui et au-delà de leur champ d’expertise… Ce sera l’occasion d’un prochain billet !

enchantement du collaborateur

Quand l’enchantement client passe par l’enchantement du collaborateur… Un enjeu pour le DRH

L’Institut Esprit de Service, Think Tank du MEDEF, a conclus l’année  2014 en  consacrant sa séance du 3 décembre aux enjeux de l’« enchantement du client » comme source de résultats et de rentabilité.

Les tables rondes étaient axées autour de la nouvelle expérience client à designer et de la nécessité d’enchanter ses collaborateurs pour permettre une relation client optimale:

« Ils faut qu’ils aiment leur produit … et qu’ils aiment l’entreprise.»

enchantement du collaborateur

En marketing on est passé du CRM (Customer Relation Management ) au CEM (Customer Experience Management)… On devrait également parler de EEM (Employees Experience Management)… Et là le DRH a son rôle à jouer.De même que la « personnalisation », la prise en compte des besoins individuels du client est essentielle, de même chaque colaborateur souhaite être traité comme un individu.

De même que pour les clients on travaille aux expériences fluides, simples, en enlevant les « irritants » et en remettant dans l’expérience client des choses positives, la dimension d’appropriation du collaborateur est essentielle.

Par exemple pour  rendre le passage en caisse ludique et décontracté dans le cadre de sa  plateforme de marque «Vivement aujourd’hui », Monoprix a pris une initiative, pour ré-enchanter le quotidien, en couplant des codes barres à un son pour déclencher un meuglement quand on passe une bouteille de lait à la caisse ou un cocorico quand il s’agit d’œufs…

Il faut bien sûr que la caissière s’en amuse aussi et soit aussi sensibilisée à l’expérience positive du passage en caisse!

L’enchantement client c’est le lien entre le monde du dehors et le monde du dedans

De même que le client souhaite co-construire son expérience et co-inventer …pourquoi ne pas impliquer le collaborateur dans le design de son « expérience dans l’entreprise » en le considérant comme le premier des clients et des prescripteurs? et utiliser les méthodes de créativité et de co-développement inspirée de l’innovation pour co-construire des produits et services ,au service de l’expérience salariée ?

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créativité et développement RH

La créativité au service du développement RH

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Gardien du «  faire plus avec moins », le DRH est confronté au défi de devoir maintenir le niveau d’excellence de son entreprise avec des ressources en diminution et ce dans un environnement de plus en plus hyper-compétitif et en évolution permanente. Ce défi d’adaptation implique une nouvelle vision des problèmes, un nouvel état d’esprit qui repose sur une capacité à trouver des solutionsla « créativité » peut en être une.

Un état d’esprit pour s’adapter en trouvant des « solutions »

Conclusion logique de ma double expérience, DRH et Innovation(*), j’ai la conviction que la créativité est un état d’esprit mais qui mérite d’être considérée comme une compétence à part entière, avec ce que cela implique en terme de reconnaissance et de développement , tant du point de vue individuel que collectif.

Une compétence clé pour mener les transformations en responsabilisant

En effet pour transformer les nouvelles contraintes qui affluent au niveau de l’entreprise (vague digitale, nouvelles réglementation, réduction des budgets…) et qui se traduisent au niveau du DRH (comment gérer à la fois le Big data et la confidentialité ? maintien des missions malgré un PSE en cours ?…) le recours à la créativité peut devenir souverain. En mettant le salarié en situation de trouver lui-même des solutions on garantit sa responsabilisation et l’engagement dans la mise en œuvre. Appliqué aux équipes c’est la « synergie » qui joue et qui permet de détecter des solutions qu’un individu ne parviendrait pas à exprimer seul, et surtout à créer une adhésion collective pour la mise en œuvre.

A renforcer et professionnaliser dans les équipes d’innovation dont c’est le métier

Pour les équipes d’innovation, la créativité fait partie intégrante de leurs missions. Elle fait l’objet de recherches avancées par les spécialistes en neurosciences qui s’accordent à dire que le processus créatif est issu de la « divergence » et  « convergence » mobilisant le cerveau droit (intuitif, imaginatif, projectif vers le futur…) et le cerveau gauche (analytique, précis, orienté résultat immédiat…). Le monde de l’entreprise étant plutôt « analytique », il convient de permettre à cette part créative de s’exprimer. Pour les innovateurs favoriser l’expression d’idées neuves et trouver des solutions qui vont permettre la mise en œuvre de l’innovation sont des conditions de réussite.

 

A développer partout et à tous les niveaux dans l’entreprise

Aujourd’hui la créativité n’est plus réservée qu’aux professionnels de l’innovation…trouver des idées sur de nouvelles manières de fonctionner a tendance à faire partie intégrante des missions du manager …à commencer par les équipes RH !

Parmi les méthodes issues de mon expérience de l’innovation, je retiens la CPS (Creative Problem Solving), inspirée par la systémique, qui favorise une expression d’idées neuves au travers d’un process créatif simple en 4 phases : clarification du problème, idéation pour laisser exprimer toutes les idées, solutions pour retenir les plus réalistes, et plan d’action pour l’engagement dans la mise en œuvre.

CPS

Le coaching pour la créativité, un coaching spécifique 

Quand dans une équipe certaines personnes ont du mal à se laisser aller à la créativité pour trouver de nouvelles idées de fonctionnement, alors qu’ils peuvent être par ailleurs d’excellents gestionnaires précieux pour l’organisation, un coaching à la créativité peut les aider à progresser ; en les aidant à mobiliser leurs fonctions analytiques et synthétiques à la fois, par l’entrainement à la divergence et convergence individuellement ,ils vont progresser et faire progresser l’organisation toute entière par un nouveau regard qu’ils vont développer sur les manières de faire et l’expression qu’ils vont permettre de développer dans leurs équipes.

L’innovation un levier de leadership incontournable pour tous les métiers de l’entreprise … le management de l’innovation un must

Avec l’arrivée du Digital et la nécessaire transformation des entreprises vers le numérique l’innovation est devenue incontournable. Dans un monde qui change en permanence, qui invente chaque jour de nouveaux outils technologiques,« innover » est devenu le corollaire de « s’adapter » au sens d’« adopter de nouveaux usages ».

L’ « Innovation Attitude » un critère pour les Talents

créativité

De plus, en cette période de réductions budgétaires, « faire plus avec moins » demande de l’inventivité, de mobiliser des ressources d’imagination pour voir et faire les choses autrement. L’« innovation attitude », il y a encore peu considérée comme risquée dans les entreprises (risque de sortir des  rails, de dépenser plus ,de compliquer les fonctionnements…) est devenue aujourd’hui synonyme de « problem solving attitude » et critère positif de talent management.

Ainsi pour un dirigeant faire preuve d’idées nouvelles et savoir manager ses équipes pour les entrainer dans la transformation en les rendant créatives devient une compétence reconnue voire distinctive si l’on s’en réfère à Steve Jobs « L’Innovation est ce qui fait la différence entre un leader et un suiveur ». 

L’Innovation, plus qu’une fonction, une mission

Autrefois apanage des directions de l’Innovation ou des seuls métiers reconnus comme des professionnels de l’innovation (R&D, marketing ) ,l’innovation touche aujourd’hui tous les métiers de l’entreprise concernés par l’arrivée du digital.

Cette vague a d’abord influencé les métiers au contact direct des consommateurs, le marketing et la communication qui ont dû inventer de nouveaux modes de mise en relation pour créer une nouvelle «expérience client».

Dans le même temps, l’informatique challengée dans ses architectures complexes par des systèmes ouverts et des outils aux usages  issus du grand public, est en totale remise en question et se tourne du coté de l’innovation pour trouver des parades originales et adaptées à l’entreprise.

De l’«innovation produit» à l’«innovation corporate»

S’agissant aujourd’hui d’une transformation de toute l’entreprise et concernant tous les métiers, ce sont le CEO et le DRH, avec  le Directeur Digital quand il y en a un de nommé, qui orchestrent les multiples changements  en empruntant au management de l’« innovation produit » les valeurs culturelles et les méthodes à des fins « d’innovation corporate ». Par exemple, les « techniques d’anticipation et de visioning » permettent de créer la « vision Rh », la « prospective métier » et nourrir le volet RH du Plan stratégique à 3 ou 10 ans de l’entreprise. Le « design thinking » et les « jeux de créativité » permettent de trouver des solutions originales aux problèmes RH  dans la compétition à la « guerre des talents », la marque employeur ou la reconnaissance des salariés…

 «Culture Innovation» et «culture digitale»…mêmes valeurs

Ainsi les valeurs promues de manière anticipatrice pour développer l’innovation (l’ouverture, la collaboration, le fonctionnement en réseau, l’agilité et la créativité) sont devenues aujourd’hui des must du Leader, et leur développement, dans  leurs  compétences d’innovation, est devenue une absolue nécessité .

 

 

 

perle rare guerre des talents 2.0

La guerre des talents à l’heure du 2.0: à la recherche de la perle rare

Pour 77% des entreprises, le manque de compétences est l’obstacle majeur à leur transformation digitale

perle rare guerre des talents 2.0La guerre des talents annoncée prend aujourd’hui un tour nouveau ..celui de la pénurie des compétences digitales.

Le MIT Center For Digital Business a révélé que « 77% des entreprises considèrent que le manque de compétences digitales est l’obstacle majeur à leur Transformation digitale ». En considérant les entreprises les plus avancées en terme de digitalisation et qui ont investi dans des compétences digitales, cette étude a permis de mesurer que celles-ci sont en moyenne 26% plus profitables que leurs compétiteurs…

La pénurie de compétences crée donc une nouvelle guerre des talents, il ne suffit plus d’aller chercher des compétences spécifiques à chaque département de l’entreprise mais d’être le premier à trouver la perle rare : des compétences digitales et fonctionnelles en même temps. La chasse aux talents se manifeste à travers l’entière organisation avec une ampleur nouvelle.

Cette révolution est une vraie opportunité pour la DRH qui peut prendre la posture d’une entité stratégique influente dans la transformation

Exploiter les opportunités du digital pour recruter , fidéliser et former

La DRH doit en effet exploiter les opportunités offertes par le digital, pour recruter ces nouveaux talents(cf billet sur l’exemple BNP ), en recruter lui-même àl a DRH pour ses propres besoins mais aussi dans son rôle de service à destination des métiers. La DRH se positionne au regard de nouvelles opportunités (évolution du management, formation,…), de nouveaux risques (fracture numérique entre « Natives » et « Immigrants », risques psychosociaux, réputation,..), et d’une nouvelle organisation du travail (hiérarchie aplanie, logique de collaboration,…).La formation va prendre un nouveau visage avec la généralisation des MOOCs d’entreprise et les événements auto-apprenants

Anticiper la diversité à venir…et les exigences du salarié -consommateur

Une fois recrutés , il faut fidéliser ces nouveaux talents …et les RH doivent s’adapter aux salariés qui ont un niveau d’exigence de plus en plus élevé, de même que dans la vie civile où ils sont « acteurs » de leur consommation et sont sollicités pour participer à la conception des produits (« l’écoute client « du marketing ), les salariés s’attendent dans l’entreprise à être écoutés, voire sollicités pour des idées de transformation ou de reconnaissance, et a fortiori pour les talents qui sont au centre de sollicitations permanentes des concurrents.Les nouvelles générations, celles des enfants rois, tellement habituées au cooconing familial ,auront des exigences de protection de non frustration et de satisfaction de besoins immédiats qu’il faudra anticiper.

Enfin il va bien falloir que les DRH adoptent des modes de relations différenciés pour anticiper 2020, quand 60% des collaborateurs seront issus de la génération Y et 4 à 5 générations de salariés cohabiteront ensemble dans l’entreprise !une nouvelle guerre à venir …celle de la cohabitation des talents!

mbti innovation coaching

Le MBTI au service de l’Innovation et du leadersh

mbti innovation coachingSi comme Steve Jobs vous pensez que « ce qui fait la différence entre un suiveur et un leader, c’est l’innovation » cet article devrait vous intéresser.  Passionnée depuis des années par le management de l’innovation,  je suis en recherche permanente de méthodes développant la capacité à innover … Or le MBTI (Myers Briggs Type indicator) en est une qui me paraît intéressante au point que j’ai passé  en quelques mois la certification 1er puis 2ème niveau de cet outil psychométrique et que je viens au travers d’Innovation Blossom d’en développer  un accompagnement associé.

En effet tout l’intérêt du MBTI est de permettre d’identifier un Type (correspondant à vos préférences parmi 4 critères) et du coup d’identifier votre  « type d’innovateur ». Si vous êtes dans un métier d’innovation (R&D, marketing, informatique, Digital…), vous identifierez vos points forts et vos points d’amélioration selon l’objectif d’innovation visé (disruption ou incrémentation, recherche d’idées ou de concepts amont ou de solutions marché voire de valorisation de produits) et vous pourrez en anticipant, améliorer certaines aptitudes (la créativité pour certains, être plus concret pour d’autres),  vous adapter au style des autres  mais également  compenser les faiblesses identifiées en composant une équipe d’innovation interne ou avec des partenaires complémentaires .

Si vous êtes  dirigeant cela vous permet d’identifier vos préférences en matière de vision et de changement  et, en prenant conscience de vos forces et points d’amélioration, de  développer votre propre congruence et votre capacité à gérer les paradoxes, vous entourer de conseillers complémentaires  et orienter votre communication sur vos points forts.

Comment cela se passe-t il? Tout d’abord  vous validez votre « Type MBTI », suite à un  questionnaire et un entretien mené par un professionnel certifié; à partir des 4 lettres de ce Type vous pourrez connaître votre « Typescape »parmi 16 , votre Ideascape, et votre « Innovation Attitude » tels que les dénomment D Killen et G Williams dans « Introduction to Type and Innovation ».

Pour ma part j’ai développé un programme d’accompagnement adapté à chaque type permettant à chacun d’utiliser au mieux ses préférences naturelles à partir du moment où il en a conscience ou de développer celles qui lui seront utiles pour son objectif : la créativité, l’adaptation , l’amélioration ou l’efficience?

Enfin pour les équipes d’innovation le MBTI fonctionne parfaitement également : quel est le type de l’équipe?par un regroupement sur une Table des Types collective popuis tavail en ateliers sur les points forts et les points d’amélioration de l’équipe …acceptation de la diversité, anticipation de zones d’incompréhension et de conflits potentiels ,risque de mé-communication …ce qui détermine le type d »accompagnement à mettre en oeuvre pour l’équipe .

Petit-déjeuner Débat DRHM : "L’innovation:un levier de croissance pour l’entreprise et de leadership pour le DRH&qu

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J’ai eu le plaisir d’animer,à l’invitation de son président Edgard Added,  le petit-déjeuner débat du groupe RHM, ce 12 décembre, sur un thème qui m’est cher « L’innovation:un levier de croissance pour l’entreprise et de leadership pour le DRH ».

A l’instar de Steve Jobs qui n’hésitait pas à dire que « ce qui fait la différence entre un suiveur et un leader est l’innovation » ,les 3 intervenants ont témoigné de la manière de vivre l’innovation dans leur entreprise. Très complémentaires ,chacun a apporté un témoignage convergent sur l’importance stratégique de l’innovation pour leur entreprise et de manière très spécifique sur les modes d’applications en fonction des cultures.

Dominique Bailly ,Directeur de la performance et de la prospective stratégique RH du groupe La Poste,a explicité les enjeux d’innovation au travers des enjeux de transformation de cette « demoiselle » de 6 siècles.De manière très contrastée Salim Nassur ,Manager du Marketing entreprise pour l’Europe de GOOGLE a apporté le témoignage d’une innovation intégrée aux RH (qui ne s’appellent pas ainsi mais « people operation »)depuis la sélection des talents pour un recrutement conforme à la « Googleness »jusqu’aux étapes de reconnaissance par des mails personnalisés de Larry Page.

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Carol Bieber, DRH de IPSEN Innovation, pour sa part a axé l’essentiel de sa présentation sur la dynamique partenariale, absolument nécessaire pour le groupe pharmaceutique ,et surtout de longue haleine puisque les projets de mise au point de nouveaux médicaments s’inscrivent dans une durée de 5 à 15ans.L’assistance nombreuse s’est  manifestée par des questions portant essentiellement sur les modalités de reconnaissance des innovateurs et les relations avec les organisations syndicales dans le contexte français ….et des yeux rêveurs face aux « 20% » de temps que les Googlers sont autorisés et même incités à « rêver » aux « innovations qui vont transformer le quotidien « …