Les partenariats, « le » métier d’avenir

Directeur des Partenariats est à mon sens « le » métier d’avenir.

Bien plus que les métiers en vogue tels que « data scientist » élu  « job le plus sexy du 21ème Siècle par la Harvard Business Review , les partenariats, métiers de la relation  par excellence, vont devenir le lieu de la stratégie et du développement de toutes les organisations, entreprises et associations.  Dix-septième Objectif de Développement Durable (ODD), les partenariats font partie intégrante de la stratégie et reposent sur les compétences du savoir-innover, que je décris dans mon ouvrage « Savoir-Innover, l’attitude innovation pour s’adapter au monde qui change » et dont je vous donne quelques clés dans cet article.

1) ODD 17 « Partenariats pour les objectifs mondiaux »

En 2015 les Nations Unies ont défini dix-sept objectifs de Développement Durable (ODD), comme l’éradication de la pauvreté, la lutte pour les consommations durables ou contre le changement climatique. Le dernier, et non le moindre, concerne les « partenariats pour les objectifs mondiaux ». Ce dernier objectif définit à lui tout seul le mode de fonctionnement pour l’atteinte de ces objectifs. Il suppose une attitude partenariale qui réside dans la capacité à travailler en maillage avec des interlocuteurs divers partageant la même vision et le même objectif. En entreprise on parle d’écosystème qui regroupe les différentes parties prenantes, salariés, clients, prestataires, relais industriels, territoriaux, les ONG…

 

2) Les partenariats, partie intégrante de la stratégie

Le choix des partenaires est résolument stratégique. En innovation la définition de l’écosystème est clé, et elle est réalisée dès la première étape du processus, la clarification des objectifs. Ayant pour finalité un échange de savoir-faire, de ressources financières et humaines, le choix des partenaires doit être menée minutieusement en fonction de critères de compétences clé mais aussi d’attitude : loyauté, acceptation de la diversité. Métiers de la relation, les partenariats exigent à la fois l’intuition du coeur qui permet le bon feeling, mais aussi l’analyse stratégique.

 

3) Un métier de la relation « tous concernés »

Quand un partenariat est conclu, le directeur des Partenariats doit mobiliser l’ensemble des acteurs pour faire converger leurs actions dans le même but. Le partage de la responsabilité entre tous va favoriser la réussite du projet. Pour cela il est nécessaire de montrer des capacités de leader visionnaire mais aussi de chef de projet prenant autant d’attention à la bonne entente des acteurs sur le projet qu’à l’atteinte de l’objectif. Ces capacités relationnelles résident dans l’intelligence  interpersonnelle qui sera la qualité attendue pour gérer les partenariats

4) Les soft skills des compétences partenariales

Cette intelligence de la relation requiert une série de soft skills inhérentes au savoir-innover révélées par une étude sur les « soft skills pour l’innovation » . Outre l’intelligence interpersonnelle qui recouvre la capacité à créer, savoir entretenir les relations et fonctionner en collaboration, une intelligence particulière s’avère indispensable, l’Intelligence des paradoxes. Il s’agit de savoir allier à la fois   transparence et confidentialité, utiliser empathie sans aller jusqu’à la compassion, pratiquer la remise en question en restant bienveillant

Aptitude à travailler en collaboration acceptation de la diversité.

Dans les partenariats, le chemin qui compte autant que la destination

Les financiers aussi peuvent être innovants !

Parmi les croyances autour de l’innovation, il y a celle que l’innovation est réservée à certains métiers : la R&D, le marketing… mais aujourd’hui l’innovation devient une compétence à intégrer à tous les métiers. Et si l’on se pose la question de la capacité à innover des DAF, il n’est que de regarder l’exemple de Jeff Bezos, dont le parcours d’analyste de data financières lui a permis de devenir l’un des hommes les plus riches du monde ! Bel exemple d’application de l’innovation aux finances Que vous retrouverez détaillé dans mon ouvrage « Savoir-Innover, l’attitude innovation pour s’adapter au monde qui change » (*) et dont je vous donne quelques clés dans cet article.

1. En quoi les DAF sont-ils touchés par le savoir-innover.

Tous les métiers sont touchés par l’état de transition dans lequel nous vivons pour faire face à une complexité et une incertitude accrues. Les financiers comme les autres métiers doivent s’adapter à la nouvelle donne économique, réglementaire, environnementale…Dans l’étude (**) que j’ai menée fin 2021 auprès de 100 dirigeants, 92% déclaraient que l’innovation était clé pour faire face aux défis du nouveau monde .

L’art d’innover est celui de s’adapter, de tirer profit des situations, de voire les opportunités là où les autres voient des menaces. Comme Jeff Bezos qui a fait d’une librairie la plus grande épicerie du monde en développant Amazon qui capitalise aujourd’hui à près de 1000 milliards de dollars.

2. Quel est le rôle du DAF dans le processus innovation

Exerçant une fonction régalienne, comme le DRH, le DAF a le pouvoir d’accorder ou non des ressources, financières et souvent également humaines, dans le cadre du suivi des ETP comme KPI. La contribution du DAF est donc essentielle pour la mise en œuvre des projets et leur exécution.

Mais leur contribution peut dépasser le cadre de l’allocation en budget et effectifs, pour aller vers un rôle de contributeur actif aux étapes d’analyse : l’étape amont de la clarification du problème qui nécessite une vision chiffrée des prévisions, et à l’étape des solutions par une approche pragmatique de faisabilité.

Ils peuvent aussi apporter leur contribution par de nouvelles manières d’appréhender le financement des nouveaux projets par les nouveaux business models et les nouveaux moyens de lever des fonds.

3. Comment aider les DAF à développer leur savoir-innover ?

Comme je l’explique en détail dans mon ouvrage, il y a 6 conditions pour développer ses capacités d’innovation. Le DAF doit s’y soumettre s’il souhaite libérer son flow  et être exemplaire en la matière :  tout d’abord en avoir vraiment envie, ensuite, évoluer dans un environnement culturel qui va sinon l’aider au moins ne pas l’en empêcher, se donner du temps, des moments réguliers, un ou des lieux et des rituels qui vont l’inspirer, s’entrainer régulièrement et pourquoi pas, se faire accompagner pour rester dans sa ligne de responsabilité.

4. Comment aider les DAF à développer l’intelligence collective de leurs équipes ?

Si le DAF est lui-même exemplaire , les équipes suivront car « la créativité est contagieuse » selon Einstein qui en est un modèle absolu.

Toutefois quelques conditions faciliteront l’expression du flow collectif : la motivation de l’équipe qui va de paire avec le partage d’un sens commun, des règles de vie collectives favorisant la prise de risque, la reconnaissance des idées, et créer des RDV réguliers pour permettre aux équipes des finances , comme le dirait Einstein, d’ « entrainer leur intelligence à s’amuser » !

dafMAG | 06/23

Le savoir-innover est une aptitude qu’il convient de développer face aux nombreuses transformations qui bouleversent les entreprises. Entretien avec Sylvie Brémond Mookherjee, fondatrice et dirigeante du cabinet Innovation Blossom.

ENTREPRENDRE | 06/23

DISPONIBLE EN KIOSQUE ET EN VERSION NUMÉRIQUE

Parution Juin 2023

INTERVIEW SUR BE SMART | 06/23

J’ai eu le plaisir d’être sur le plateau de B SMART dans « Smart Action » , l’émission de ceux qui font bouger les lignes, animée par Areeba REHMAN, pour parler de mon livre « Savoir-innover : l’attitude innovation pour s’adapter au monde qui change » paru aux Editions l’Harmattan.

J’ai été aux côtés de Thomas Boidot-Dorémieux, directeur du Lab’Innovation de Lamarck Group, spécialiste du conseil engagé pour amener les #Entreprises à financer une économie responsable et de Pierre Nougué, CEO d’ECOSYS Group, société spécialisée dans les éco-industries et les technologies de l’information, et Président de Cleantech Open France, association qui agit pour la transition énergétique, environnementale en accompagnant le développement d’entreprises éco-innovantes.

Ensemble, nous avons échangé et vu comment travailler de concert autour d’une thématique qui nous est chère : « Agir pour l’#Innovation à #Impact ». L’occasion pour moi de revenir sur l’approche novatrice de la méthode-expérience que j’ai mise au point : retenir le meilleur de l’innovation et le relier à l’intelligence émotionnelle et aux Soft Skills pour cultiver sa créativité et imaginer un avenir meilleur pour tous.

En ce qui concerne le monde d’aujourd’hui, je suis heureuse de constater cette prise de conscience mondiale des enjeux sociaux et environnementaux, cette recherche de sens que j’observe aussi chez mes étudiants. C’est bien tout l’enjeu de demain : savoir adopter cette positive attitude, cette posture d’innovation et ce, dès le plus jeune âge. Il y a urgence à développer cette intelligence émotionnelle auprès de la jeune génération.

L’innovation une bonne école de l’intelligence émotionnelle

« Le challenge d’aller sur Mars est aussi psychologique » répète Thomas Pesquet, expliquant que les limites techniques se dépasseront assurément mais que les hommes sont confrontés à leurs limites neurologiques et émotionnelles. L’innovation technologique, avec ses nouveaux usages, crée une nouvelle réalité qui provoque toutes sortes d’émotions à commencer par la peur de l’inconnu. Les innovateurs sont au cœur de jeux émotionnels qu’ils doivent maîtriser pour pourvoir persévérer face aux obstacles inévitables des projets innovants. Je dédie à l’intelligence émotionnelle, dont font preuve les innovateurs par obligation et par goût, le premier chapitre de mon ouvrage « Savoir-Innover, l’attitude innovation pour s’adapter au monde qui change »  et dont je vous donne quelques clés dans cet article.

1) Identifier son QE  (Quotient Emotionnel)

En coaching comme en innovation, la première étape consiste à clarifier le problème. Quel est mon QE? Quelles sont les émotions équilibrées qui me rendent forts et celles, déséquilibrées, qui peuvent créer ma fragilité personnelle et relationnelle ? Le Test et la Roue de de l’EQi permettent en un coup d’œil de les visualiser.

Il n’existe pas de bon ou mauvais profil, la personnalité et le fonctionnement unique de chacun résulte de l’éducation, des échecs et réussites des besoins et valeurs profondes de chacun, mais il est certain que pour affronter l’innovation certaines compétences émotionnelles sont nécessaires.

2) Les émotions rencontrées quand on innove

Il se trouve que l’incertitude qui règne quand on innove provoque toutes la gamme des émotions de base : la peur de l’échec, la surprise bonne ou mauvaise, la colère des sceptiques face à une idée disruptive, la tristesse d’un projet abandonné, la joie de la réussite du projet et toutes les émotions de bien-être quand on crée dans son flow.

Dans tous les cas les innovateurs ignorent la tristesse du « c’était mieux avant », et même s’ils cèdent à des colères comme les fameux emportements de Steve Jobs, ils en sortent très vite, pour se concentrer positivement sur leur projet.

3) Pratiquer le shift émotionnel

Confrontés en permanence aux montagnes émotionnelles, les innovateurs sont rodés au shift émotionnel, cette attitude qui permet de changer d’état, passer d’une émotion qui rend négatif à celle qui rend positif. L’exemple d’Elon Musk, face à l’explosion de sa fusée au décollage, illustre cette capacité à ne pas se laisser envahir par la colère ou la tristesse de l’échec et le positiver en tant qu’expérience pour apprendre et corriger. C’est d’ailleurs nécessaire à tout leader d’être capable d’adopter un état émotionnel positif pour entrainer les équipes.

4) Développer les compétences émotionnelles spécifiques

Pratiquer l’innovation éprouve donc de nombreuses soft skills indispensables pour réussir. Pour cela, dans la roue de l’EQi ,il est préférable d’obtenir de bons scores dans les sous-échelles liées à l’innovation comme la résolution de problème bien sûr, mais aussi la réalisation de soi car il faut se sentir bien dans sa vie pour être sûr de soi, et l’indépendance pour rester convaincu de son idée malgré tous les détracteurs. L’affirmation de soi permet de communiquer sa conviction et la flexibilité d’adapter son idée initiale détectée grâce à l’empathie.

Quant à l’optimisme, il imprègne toutes les autres facettes de l’intelligence émotionnelle, pour colorer de positivité l’attitude du savoir-innover, l’attitude de leader exemplaire émotionnellement.

Fréquence Protestante | 04/23

J’ai eu le plaisir d’être à l’antenne de @Radio Protestante le 22/04, dans l’émission de @Mireille Garolla, pour parler de mon livre « Savoir-innover : l’attitude innovation pour s’adapter au monde qui change » paru aux @Edition l’Harmattan.

Et si vous voulez écouter le podcast, c’est ici.

J’ai été ravie de partager avec vous les clés de la méthode-expérience que j’ai mise au point pour reprendre le contrôle de votre vie et être résolument plus heureux.

N’en doutez plus : l’Innovation fait du bien ! Ce « feel good » vient du Flow qu’il déclenche : en innovant, on travaille sur soi, on reprend confiance, on imagine son avenir avec du sens, on dépasse ses problèmes avec résilience.

Vous aussi, apprenez à mobiliser intelligence cognitive et émotionnelle, à cultiver votre créativité, votre empathie, votre persévérance… Autant SoftSkills essentielles pour vous accomplir, même dans l’incertitude.

J’espère qu’à l’issue de cette interview, vous verrez, tout comme moi, le savoir-innover comme un nouveau savoir-être indispensable pour toujours trouver des solutions et voir la vie du bon côté.

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