15 janvier2009 ANDRH Paris

Le temps,un de mes sujets favoris ,traité pour une assemblée de DRH donc sous l’angle des paradoxes bien propres au monde l’entreprise….j’ai déjà écrit sur le sujet ,pour un avant-gout vous pouvez lire ici

10 innovations pour sortir de la crise

Avez-vous lu l’article de Christophe Doré dans le Figaro magazine du 13 décembre 2008 sur les 10 innovations qui pourraient relancer l’économie?Les gratte-ciel du futur investissement 700 millions d’euros..plus de900 tours et des dizaines de chantiers..

car « quand le batiment va tout va »La Révolution des remédes anti-ages » les soins de beauté et de santé destinés aux seniors sont en pleine croissance.et 3eme » Les écrans souples »les écrans souples ds’imposent sur les objets mobiles et m^me certains vêtements et préfigurent le papier électronique .

burj-al-arabVoilà pour les 3 premiéres idées de prospective comme reméde à la crise …de beaux jours pour l’innovation…les prochaines solutions dans un prochain billet

De la Science 2.0 à la Science 3.0

francois_taddei« En quoi la science d’aujourd’hui est différente de la science d’hier? »,c’est ainsi que François Taddei ,biologiste à l’Inserm et spécialiste du transfert d’information chez les bactéries ouvre sa conférence sur « la science  2.0  » ou  l’apport du web à la science .

Revenant aux théories de l’évolution empruntées à la biologie  ,chaque évolution se traduit par une étape de transition qui améne à un conflit .De la première communication ,issue de la chimie car il s’agit d’une communication  moléculaire  ,à la création de l’imprimerie ,chaque étape d’évolution importante se fait dans des conditions de crise.

Pour prendre l’exemple de l’apparition de l’imprimerie,tel que décrite dans l’ouvrage d’Elizabeth Eisenstein « Writing and painting as major transition »,elle s’est traduite par des crises d’appropriation ,d’interdictions sociales et de confication autoritaire…l’imprimerie va industrialiser les écrits et la pensée!un grand risque pour l’humanité!

Ainsi avec l’apparition de l’imprimerie on voit passer en un siécle les connaissances de la botanique de 600 plantes à 6000. On peut imaginer qu’il n’ y en a pas 10 fois plus qui ont poussé en un siécle mais …que c’est la connaissance qui a décuplé grâce à l’écrit qui permet de partager l’information, de la comparer et d’entrer dans la dialectique scientifique.

Avec le web on arrive à une nouvelle dialectique ,avec de nouveaux outils de l’intelligence : les blogs scientifiques, les liquid publication…c’est le knowledge market.

Avec le web apparait, outre le phénoméne d’accroissement de connaissance , celui de coopération…le phénoméne des « faibles coopérations » est compensé par la mise à disposition d’outils qui font naitre progressivement la coopération.

On voit donc poindre une évolution de la science : les informations qui arrivent jusque sur le téléphone portable c’est à dire avec possibilité d’action immédiate, il a des capteurs qui couplés à des informations enchainent les liens logiques, sortes de « robot scientist ». Comme à chaque transition il y a des conflits …la science en connait aussi. Comment ne pas réagir alors que les systémes d’information et de réception évoluent chacun?

Comment comprendre que si la valeur de la science avant était de détenir l’information, seul,e lle est aujourd’hui dans la main de ceux qui savent trouver et échanger l’information? et comment faire comprendre que les amateurs , avec leur candeur et leur regard décalé  et surtout leur capacité à rechercher l’information et à la connecter librement car sans préjugé d’expertise   peuvent apporter à la connaissance scientifique ?

C’est une véritable interrogation sur l’évolution du métier de chercheur que nous propose François Taddei.

La science est en train de connaitre une transition …celle du web 2.0 était déjà révolutionnaire…attention à celle qui arrive avec la génération Y , la3.O!

Science 2.0

A l’initiative de François Taddei ,dans le cadre du Centre de Recherches Interdisciplinaires ,a été organisée le 27 novembre  une soirée Science2.0…la première du genre en France.Trois intervenants présentaient une facette de ce que peut apporter le web à la science:

 François Taddei biologiste à l’Inserm ,spécialiste du transfert d’information chez les bactéries par son approche pluri-disciplinaire qui lui permet de rapprocher la biologie ,les sciences du web et la sociologie,notamment au sein du groupe Compas(éducation,cognition et nouvelles technologies)a développé ses reflexions sur les raisons qui poussent les chercheurs à échanger de l’information et ce que le web 2.0 vient y changer.Un prochain bilet viendra développer ses théories notamment comment on s’achemine vers une science3.0!

Gloria Origgi ,philosophe de l’Institut Nicod où elle essaie de caractériser les nouveaux modes de publication des chercheurs sur le web dans le cadre d’un projet de recherche intitulé « Liquid publication ».Elle organise également des conférences virtuelles sur ce théme et  a publié un livre sur l’impact des nouvelles technologies sur l’écriture .

Au cours de la soirée elle a montré ce que Liquid Publication signifie ,notamment comment les publications scientifiques s’enrichissent mutuellement et comment se fait la traçabilité des idées grâce au web.C’est également le lieu d’échanges plus ou moins conflictuels entre scientifiques qui défendent leurs théses!

Elle a également approché les notions de confiance épistémique,déférence et autorité intellectuelle ,inhérentes à ces nouveaux modes de publications.Si ces hypothéses vous intéressent www.gloriaoriggi.com

Enfin le jeune Antoine Blanchard a démontré avec force démonstrations combien la science peut tirer profit du web ,des trés nombreux blogs scientifiques et des bloggeurs…pour continuer le débat …aller sur la communauté des blogs de science c@fédessciences  ou antoine.blanchard@gmail.com

cafe_sciences

Des scientifiques chez les Indiens Wayampis

Le 26 novembre ,jour du centenaire de Levi Strauss, Armand Braun grand prospectiviste et président de la Société Internationale des conseillers de synthèse , nous invite à une conférence sur les Indiens Wayampi .

C’est autour d’Antoine Andremont , professeur de micro-biologie à l’Université Paris Diderot ,l’un des 6 Français,médecins et bilogistes qui se sont rendus dans le village le plus reculé de Guyane que se déroule l’exposé.

Cette expédition a pour but de comprendre certaines étapes de la résistance aux antibiotiques .

En effet là où les antibiotiques sont déjà répandus cette observation serait impossible.

Partis en expédition à Trois-Sauts auquel on accéde depuis le Sud de la Guyane au terme de3 journées de pirogue sur le fleuve Oyapock l’équipe scientifique a comme base le local de santé où il n’y a ni électricité permanente ni eau courante.

Les prélevements bénins mais rémunérés posent des questions éthiques aux chercheurs:de l’ordre de 10 euros par personne soit 5 litres d’essence pour leur pirogue …ce qui risque de rajouter aux tiraillements des habitants entre leur mode de vie traditionnel (ils vivent encore en pagne ,consultent le chaman et élaborent les diagnostics médicaux à la fumée de cigare)et l’ouverture au monde contemporain devenue inéxorable avec la scolarisation des jeunes dans les collèges lointains et le RMI auquel ils ont droit en tant que citoyens de la nation française d’outre-mer!

les conditions de vie extrême et la résistance particulière à des bactéries qui tueraient des occidentaux font des habitants de cette partie reculée du monde des candidats intéressants pour l’analyse de la résistance aux antibiotiques

.Ces premiéres expéditions sont insuffisantes pour des conclusions formelles mais des pistes apparaissent.

En tous cas une des conclusions indéniables est que la structure du village tient grâce aux femmes,qui à l’instar des hommes qui cherchent leur place et s’adonnent au rhum avec l’argent du RMI ,elles travaillent aux champs de manioc ,assurent l’éducation des enfants et conférent une certaine douceur de vivre héritée de l’art de vivre amérindien le plus ancien.

Pour en savoir plus sur ces expéditions et les us et coutumes des Indiens Wayampis ,cf une série d’articles de la Croix rédigés par Marine Lamoureux ,journaliste qui a accompagné l’expédition. ( je les mets en annexes de ce billet juste ci-dessous )

le_trimophe_des_bacteriesEt si le sujet  de la bactériologie vous intéresse vous pouvez en savoir plus  au travers du livre qu’Antoine Andremont a coécrit avec Michel Thibon Cornillot « Le Triomphe des bactéries« .

Best Innovator 2008 : comment la R&D doit prendre le virage de l’innovation

Le 28 novembre 2008 ont été remis les Prix  Best Innovator ,le prix annuel des entreprises les plus innovantes organisé par Les Echos et ATKearney.

La remise des Prix a été précédée d’une table-ronde animée par Franck Niedercorn ,chef de service Innovation  aux Echos,et une introduction de Jean-Pascal Colombani qui en tant que ,entre autres,membre de l’Académie desTechnologies était le Président du Jury.

Cette table ronde qui réunissait les lauréats,Saint-Gobain,Legrand,Poweo et Streamezzo, a été axée sur la nature et le degré d’innovation de ces entreprises ,avec en fil conducteur,comment la R&D est poussée vers l’innovation ,pour s’adapter à une économie de marché de plus en plus orientée sur la demande.

Comment la R&D traditionnellement axée sur la technologie et donc dans une logique « technopush « évolue vers une l’innovation,vers du « customer pull »prenant en compte l’expérience client …

Chacun a sa manière d’y parvenir …Saint-Gobain  avec ses 2700 chercheurs et donc  une R&D de taille importante et à l’historique fort ,produit plutôt des innovations incrémentales en lien direct avec le coeur de son métier ,nous a expliqué Jacques Aschenbroich ,le DGA .

Pour Poweo doté d’une R&D volontairement restreinte ,Charles Beidbeger son président nous a décrit  préférer développer les partenariats et l’open innovation sur toutes les nouvelles pistes  en matiére de production d’énergie.

Pour Streamezzo ,start up issue d’un essaimage de France Télécom,l’innovation est inhérente à sa raison d’étre : pour devenir et rester une plateforme pour les éditeurs de services mobiles ,l’innovation est un challenge quotidien et sous toutes ses formes.

Pierre Emmanuel Struyven le CEO a démontré que sa  spin off devait se confronter aux clients du marché opérateurs comme SFR ou constructeurs comme Samsung et créer une synthése pour  ces 2 types d’acteurs aux activités convergentes mais différentes.

Pour Legrand ,Gilles Snepp son PDG ,a rappelé comment son entreprise s’est développée sur des ruptures successives.Ce qui est un cas assez peu fréquent de séries d’innovations disruptives!.De son métier d’origine la porcelaine ,Legrand est passé des assiettes ,aux isolants électriques .

L’entreprise a saisi l’opportunité de l’électification de la France à l’aprés-guerre pour opérer un virage d’activité complet .Puis le plastique a remplacé la porcelaine ;c’est la2eme rupture. Aujourd’hui les interrupteurs sont devenus plus qu’une commodité,un accessoire de décoration ;Legrand opére donc la synthése produit marché par le design…. »les marketeurs manquent parfois de créativité,c’est par le design qu’a été abordée la valeur ajoutée de l’innovation« .

Le style,l’exigence actuelle des clients c’est ce qui pousse Legrang vers sa 3ème évolution…

La conclusion ?c’est qu’à chaque entreprise son innovation ,et qu’à chaque type de stratégie sa strtaégie d’innovation.Cela peut sembler simpliste mais si l’on considére les grandes tendances actuelles , elles ne correspondent pas à toutes les entreprises de la même maniére,ce qui semble bien souvent oublié..L’enjeu est donc bien d’éviter d’appliquer des recettes toutes faites et plutot de composer un modéle propre à la culture et aux enjeux de chacune.

L'esthétique…le fil rouge de mes passions

Que ce soit dans l’art plastique ,dans l’art total des opéras ,dans l’assiette aux mets les plus simples,dans le design du moindre objet,dans l’élégance  d’une fleur opulente …la recherche de l’esthétique est une aspiration permanente pour moi …d’ailleurs la canopée n’est elle pas la source des plus belles fleurs de la flore amazonienne?

rejoindre le leader de la cosmétique mondiale n’est il pas un pas de plus vers cette aspiration profonde pour  permettre aux femmes(et aux hommes!) de préserver  leur beauté ,de la magnifier …quant à lier sa vie à celle d’un chirurgien plasticien n’est-ce pas aller au bout de ma passion poétique pour la beauté et donner  au « rêve de pierre « baudelairien , sens et vie  ?

Pour  retrouver  Robin Mookherjee www.lachirurgie-esthetique.com

La Diva et le Toréador :rire et virtuosité lyrique

Pour qui veut écouter parmi  les oeuvres d’amour les plus célèbres de l’opéra et de l’opérette tout en s’amusant ,qui veut faire découvrir l’opéra sous une forme ludique à ses enfants …cette comédie lyrique est pour eux .

 Raphaelle Farman dans le rôle de la Diva passe d’ une pétulante et magnifique Veuve Joyeuse en volage  Violetta de la Traviata avec une aisance aérienne de soprano aguerrie aux grands rôles du répertoire.Quant à Jacques Gay il enchaine avec maestria sur son registre de baryton un truculent Don Giovanni au rôle du  grave fiancé de West Side Story.

Ecrite par eux deux , qui s’entendent sur scéne et dans la vie et ont donc opté pour créer ce spectacle afin de pouvoir chanter ensemble , cette comédie lyrique nous ravit d’une histoire simplissime ,de décors simples et haut en couleur et de costumes magnifiques changés en un clin d’oeil.Le tout est gai ,enlevé et nous laisse sous le charme …même quand on est puriste d’opéra ! Ils prolongent leurs aventures au Petit Montparnasse sur2009…courez-y !

diva_toreador

PDMA:connecting innovators worldwide

ACAPDMA est l’ association qui rassemble les innovateurs dans le monde entier. Anne-Christine Ayed ,présidente pour la France , a présenté les résultats d’une étude menée par la Fondation PDMA et leCPAS auprés de 416 profesionnels de l’inovation aux US ,d’entreprises de toutes tailles parmi lesquelles 57% comptent sur le développement de nouveaux produits comme contribution à la croissance de leur CA.

Les tendances qui se dégagent clairement sont qu’il y a de plus en plus d’innovations incrémentales et que les innovations en rupture reculent autour de 11% .Les cycles de développement sont aussi plus courts. Le nombre d’idées nécessaires est moindre car les process mis en place les font germer très en amont et optimisent leur transformation d’idée en produit.

Les entreprises les plus performantes se différencient de plus en plus des autres par leur capacité à développer des innovations qui ont un réel impact sur le business ,à encourager le travail en équipe et avec un réel engagement et soutien du management. Des régles simples !!!

Les dynamiques de l’innovation en 2008

Grâce à l’association PDMA France,au cabinet Eurogroup et à l’EM Lyon Business school nous pouvons découvrir les « dynamiques de l’innovation 2008« . Cette étude annuelle a été présentée pour la première fois le 15 octobre .

Le questionnaire reposait sur les 8 axes complémentaires qui constitue le modéle d’innovation: stratégie, pilotage, culture et aspects humains manageriaux, connaissance des clients, génération et traitement des idées, le co-développement et les alliances, le processus de développement et de mise sur le marché et pour finir les outils et les systémes d’information.

Pascal Minella , associé Eurogroup a présenté et commenté les résultats  tandis que Anne Christine Ayed ,présidente de PDMA France a expliqué tous les apports en échanges et benchmarking de l’Association PDMA .

Enfin Dan Evans professeur àEM Lyon est revenu sur les aspects humains et manageriaux de l’innovation…la soirée s’est poursuivie avec 3 ateliers thématiques dont celui sur les » RH et management de l’innovation « que j’ai animé avec Dan Evans…les hommes au coeur de l’innovation ,les innovateurs …prochain billet