Bpifrance accompagne les PME et ETI vers le big data… Rencontre dans son Hub le 3 novembre
/0 Commentaires/dans Innovation/par sylvieAprès avoir travaillé les start-ups en leur donnant les moyens d’innover, Bpifrance se lance dans l’accompagnement des PME. Pour qui n’as pas assisté au BIG, la grande journée Innovation de juin dernier qui a réuni 15 000 acteurs de l’innovation, ne peut imaginer ce que signifie mettre les petites assiettes dans les grandes ! Aujourd’hui c’est au tour des PME et des ETI (c’est à dire moins de 250 salariés) et ce ne sont pas moins que 100 000 entreprises qui sont visées.
Au cours de la journée du 3 novembre 130 chefs d’entreprise se retrouveront dans le Hub de la banque pour partager leurs meilleures pratiques.
« Une étude réalisée par BPI montre que » qu’une PME utilisant des outils d’analyse des données peut doubler son chiffre d’affaires et atteindre des taux de marges de 20 à 40% supérieurs à ceux de concurrent qui ne les utilise pas. » déclare Paul-François Fournier ,directeur exécutif de l’innovation de Bpifrance. A cette occasion les 120 chargés d’affaires innovation vont être mobilisés sur le terrain pour créer des diagnostics flash et accompagner la conversion au numérique des PME.
Un objectif majeur de Bpifrance pour 2016 qui va voir son budget innovation atteindre les 1,4 milliards d’euros.
A vos listes au Père-Noël sur votre mobile !
/0 Commentaires/dans Digital/par sylvieD’après Adobe aux Etats-Unis plus de la moitié des visites de site de commerce en ligne se feront depuis un terminal mobile pour les courses de Noël. En effet le smartphone et la tablette sont en train de gagner du terrain sur les achats en ligne. Au Japon c’est même plus de 50% des achats en ligne qui se font sur smartphone d’après une étude Critéo. Et toujours d’après cette étude le Japon est suivi par la Corée du Sud et le Royaume Uni.
Ce mode de consultation favorise les gros de l’e commerce comme Amazon qui ont les moyens de développer des applications attractives et efficaces sur lesquelles les consommateurs surfent par plaisir (« lèche-vitrine » dans un fauteuil). Pour chercher un produit une étude Bloomreach montre que « 44% passent directement par le leader du commerce en ligne, contre 34% par les moteurs de recherche traditionnels ».
Et ce leadership ne pourra qu’être confirmé dés qu’Amazon aura pu installer le bouton « pay with Amazon » sur les sites marchands…ainsi il n’y aura plus besoin de créer des comptes clients, ni retaper son numéro de carte et ses identifiants…l’achat pourra se faire en un seul click …ce qui permettra de faire sauter les dernières réticences et devrait faire exploser les achats en ligne sur smartphone.
Par rapport aux autres marchés matures, d’après Critéo, la France est à la traîne avec seulement un achat sur 4 réalisé par smartphone …mais il semblerait que la courbe soit en nette amélioration ! Cadeau du Père-Noël ?
Co-développement ! Le DRH prescripteur et… acteur pour sa propre pratique
/0 Commentaires/dans Développement RH/par sylvieFace à toutes les transformations auxquelles il est confronté en tant que prescripteur et contributeur, le DRH se doit d’être exemplaire. À commencer par gérer la complexité, due à la multiplicité d’acteurs à prendre en compte, de visions souvent paradoxales à ménager et ce dans des délais que le digital a accéléré.
Inspiré des méthodes d’où a été théorisée la « systémique » c’est à dire Palo Alto, le co-développement est une pratique bien répandue dans la Silicon Valley, son berceau d’origine et creuset d’évolution avec les start-up technologiques qui l’utilisent comme pratique habituelle.
Pour l’avoir pratiquée fréquemment dans mes fonctions en entreprise, j’observe que cette pratique est aujourd’hui encore sous-utilisée . Je profite de ce billet pour en vanter les bénéfices et la simplicité de pratique.
En quoi consiste un groupe de co-développement ?
Le groupe de co-développement réunit des professionnels désireux d’améliorer leur pratique professionnelle pour l’adapter ou la pousser à un niveau d’excellence.
Les participants échangent leurs points de vue, partagent leurs pratiques et ce dans un esprit s’encouragement mutuel. La liberté de parole et l’écoute bienveillante permet l’ouverture de champs de possibles et d’actions d’excellence.
Le groupe de co-développement peut être un acteur de la stratégie depuis sa co-construction jusqu’au déploiement. Selon la finalité et le type de participants (équipe, projet, filière métiers…), il permet à cette « communauté » de se co-coacher sur l’atteinte de ses résultats.
Ce peut-être également un espace de régulation, qui permet à un groupe et à ses membres de prendre du recul sur leurs fonctions, leur relation, leurs fonctionnements dans un « cadre sécurisé » pour créer un meilleur équilibre individuel et collectif grâce à la compréhension des dimensions systémiques…
C’est donc une organisation qui permet une prise d’autonomie des salariés et une forme de délégation pour les managers.
Quels sont les bénéfices du co-développement ?
Il est généralement constaté que de ces groupes de co-développement ressortent :
- Une communauté de pairs reliés par l’ expérience de ces groupes
- Un réseau de confiance au sein de l’organisation
- Un réseau apprenant (« ce n’est pas une formation mais je me rends compte que j’ai appris »témoignage à la sortie d’un groupe de co-développement ) qui saura réutiliser les techniques pour les situations délicates
Comment ça marche ?
Le codéveloppement professionnel consiste à constituer des groupes de 8 personnes (en moyenne) qui vont vivre une série de 8 rencontres d’une demi-journée, (ou 4 fois une journée) avec un animateur, consultant externe, maîtrisant bien la méthode, sur une durée de 4 à 6 mois.
L’animateur n’est pas là pour animer une formation ni pour faire des apports, mais pour faire découvrir la méthode et pour lancer le groupe dans une dynamique de progrès continu.
Le codéveloppement professionnel est structuré en séquences d’une demi-journée.
Au cours d’une séquence, un participant a convenu d’être le « client » et de présenter au groupe un problème, une préoccupation, un projet (les 3P), c’est à dire un sujet pour lequel il veut voir clair et mieux agir.
Retour d’expérience
Cette approche apporte quelque chose de vraiment différent :
– On ne part pas des concepts et des théories, on part du terrain
– L’implication de chacun est toute de suite forte et étonnante
– Les problèmes traités sont réels, importants. La séance est immédiatement utile
– Des problèmes parfois anciens, ou qui semblaient bloqués, sont regardés autrement et trouvent soudain une issue
– On est orienté vers la décision et l’action
– Les séances qui se répartissent dans la durée favorisent aussi bien le retour sur résultat que l’évolution de chacun.
Du manager au leader co-opératif
La pratique du co-developpement est en soit une pratique utile et apportant des résultats opérationnels et de posture mais elle implique également des effets induits sur le système managerial transformant le manager en leader co-opératif …au nom du « reflet systémique » le DRH se doit de l’avoir expérimenté au travers d’un groupe de co-développement pilote !
Culture Innovation entre « legacy » et « digital » ! Le DRH garant du passé et de l’avenir
/0 Commentaires/dans Presse/par sylvieCulture Innovation : entre « legacy » et « digital » ! le DRH garant du passé et de l’avenir
/0 Commentaires/dans Développement RH/par sylvieL’innovation génère ce paradoxe de créer de la valeur et d’en détruire dans le même temps (la fameuse « innovation destructrice » de Schumpeter). D’où la différence, entre des start up qui ont tout à inventer « from scratch » (et donc rien à perdre !) et les entreprises pérennes qui ont à gérer ce dilemme : que garder pour prolonger la tradition – en terme de culture, d’organisation, de répartition des ressources… ?
Et que sacrifier pour faire émerger les idées nouvelles et leur permettre de se transformer en projets ? Quelle est la place du DRH pour gérer ce dilemme ?
Quand l‘ innovation est une tradition !
Pour bon nombre d’entreprises françaises, l’innovation est inscrite dans leurs gênes …que ce soit au travers d’une saga scientifique ou pour maintenir un niveau d’excellence de service par de l’innovation d’amélioration continue.
L’évolution de l’innovation peut être freinée par le poids de cette histoire…et ce d’autant plus quand elle est leader de son marché. Dans ce cas la tradition s’inscrit dans la continuité et la sécurité, tandis qu’innover sur des marchés nouveaux, avec de nouvelles méthodes pour de nouveaux produits, représente plutôt un risque.
L’arrivée du Digital, une bonne occasion de booster sa culture innovation!
Tout en tenant compte des valeurs de chaque entreprise et de son cœur de métier, l’innovation peut profiter du mouvement digital et développer (*) : l’ouverture pour « l’innovation ouverte » avec des partenaires ou le « crowdsourcing », la coopération interne par la multidisciplinarité en créant des ponts entre métiers, la participation en sollicitant le « bottom » mais aussi les clients. Et que peut aujourd’hui le fameux syndrome du NIH (Not Invented Here) face au foisonnement d’idées à portée d’un click sur la toile ?
Faire des innovateurs les ambassadeurs de la culture d’innovation!
Si l’arrivée du digital est considérée comme une aubaine par une poignée d’« early adopters »,il faut l’étendre à tous les innovateurs. Elle passe par ces 4 piliers (*): opérations de sensibilisation, identification de profils de préférences, formation aux nouveaux outils et méthodes et coaching pour un nouveau « savoir-être » ouvert, transverse et coopérant.
Le DRH partenaire du directeur de l’innovation !
Pour mener cette transformation dans ses équipes le Directeur Innovation a besoin du soutien des RH. Identification des profils, vivier de talents, développement des compétences créatives…Si le Directeur Innovation repère dans l’entreprise et dans son écosystème certains profils et qu’il manage ses équipes d’innovateurs directes et indirectes, l’expertise de recrutement et de développement des compétences des équipes RH lui sera très précieuse.
Garant de la culture générale de l’entreprise, le DRH permettra aux équipes d’avancer dans leur transformation de la culture innovation tout en s’appuyant sur un historique et des valeurs qui concernent l’ensemble des champs et fonctions de l’entreprise…
Voire au risque de leur laisser gérer des paradoxes comme concilier « sécurité » et innovation donc capacité à prendre des risques et bien entendu « gérer l’existant » et innovation donc capacité à anticiper demain…à leurs tour ce sont les innovateurs qui peuvent être de précieux partenaires pour le DRH notamment pour la vision prospective des métiers .
(*) « L’innovation, la manager et développer la créativité » Sylvie Brémond Mookherjee ; version papier et e-book disponibles sur www.carnetsdecom.com
Ma chronique Innovation Revue RH&M – Innovation et communication, une affaire de connexions !
/0 Commentaires/dans Presse/par sylvieMon Carnet : L’Innovation, la manager et développer la créativité
/0 Commentaires/dans Conférences/par sylvieMon ouvrage sur le management de l’innovation est sorti le 1er juin 2015. L’Innovation, la manager et développer la créativité aux éditions Carnetsdecom est un carnet synthétique de 24 pages sur le management de l’innovation.
Parce que l’innovation est aujourd’hui une fonction essentielle à toute entreprise, le carnet présente de multiples exemples et bonnes pratiques pour communiquer au mieux l’innovation :
- Les contenus à communiquer
- Vers qui et quand ?
- Des méthodes innovantes pour communiquer.
- La bonne équipe et les styles de pensée nécessaires.
- Développer la créativité des équipes.
- Le « pitch d’innovation »
- Les adresses utiles
- etc.
L’« ubérisation » ? Une mode ? Non, au contraire une lame de fond !
/0 Commentaires/dans Digital/par sylvieS’appuyant sur l’Observatoire des Français, Sociovision, la Revue Influencia vient de publier un article synthétique sur les 5 tendances qui éclairent le succès de l’Uberisation de la société française.
1. les Français sont de plus en plus impatients
Avec 54% d’entre eux qui avouent « être sans cesse à la recherche de moyens pour gagner du temps » et malgré l’aspect humain avoir adopté à 55% les « caisses automatiques »… Le rapport au temps s’accélère, l’impatience aussi et donc l’exigence de services qui font gagner du temps.
2. Les Français sont de plus en plus francs-tireurs
Avec l’augmentation de l’incertitude économique, l’individualisme qui caractérise les Français s’est accentué et entraîne une méfiance de la collectivité et un ton irrévérencieux ; cet état d’esprit qui se révèle dans 61% de Français que pour réussir il faut savoir « trouver des combines » (ils étaient 42% en 1997) trouve sa concrétisation dans Uber.
3. Les Français exigent de plus en plus de respect et de transparence
Si aujourd’hui 62% des Français placent « respect » devant celui de « liberté »,c’est que le besoin d’être considéré et écouté est devenu essentiel… la propreté des taxis et l’esprit de service des chauffeurs est complètement dans cette tendance.
4. Les Français sont de plus en plus favorables aux circuits courts
Se passer d’intermédiaires, payer moins cher, adopter les circuits courts, c’est une tendance qui s’applique à tous les secteurs , et dont Uber a su tirer partie avec ses options de service direct et de frais réduits.
5. Uberisation = free-lancisation
L’image des « entrepreneurs » et du « freelance » qui s’assume est en train de gagner dans les esprits même des Français, où la libre entreprise n’a pas eu toujours bonne presse. Aujourd’hui 71% penseraient que c’est une bonne chose de se mettre à son compte… L’innovation selon Uber, y compris en marge des règles commence à être un fait mieux admis dans notre société très réglementée…
Amis innovateurs et entrepreneurs, nous pouvons y aller !
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